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Jacques Pélissard réélu Président de l’Association des maires de France |
Jacques Pélissard, député-maire (UMP) de Lons le Saunier (39), a été réélu, jeudi 24 novembre 2011 au Congrès des maires, Président de l’Association des maires de France (AMF) pour trois ans. Au second tour du scrutin, il a très nettement devancé André Laignel, en obtenant 64,11% des suffrages (7838 voix) contre 35,89% (4388 voix) pour le maire (PS) d’Issoudun. Il n’y a pas eu de suspens puisqu'au premier tour, la veille, le président sortant avait obtenu 61,06% des voix face au secrétaire général de l’AMF. Mais un second tour était nécessaire, le quorum de 25% du nombre d’adhérents n’ayant pas été atteint.
Maire de Lons-le-Saunier depuis 1989, Jacques Pélissard (65 ans) est également président de la Communauté de communes du bassin de Lons-le-Saunier depuis 2000. Il a été élu député à quatre reprises depuis 1993. Ce résultat « prouve que le travail au sein de l’AMF paie, et que je suis un président garant de son unité et de sa crédibilité », a réagi Jacques Pélissard, qui préside l’AMF depuis 2004, en s’engageant à préserver la parité et le pluralisme politique au sein du nouveau bureau de l’AMF qui sera désigné le 8 décembre. « L’AMF est forte parce qu’elle est unie et toute tentative de la transformer en un instrument de militantisme politicien porterait atteinte à son unité », a-t-il jugé. Déception et colère d’André Laignel - Pour sa part, André Laignel a constaté lors du premier tour « qu’il y a eu un afflux tout-à-fait étonnant, à la fois du nombre de votants et de procurations au dernier moment ». Il a annoncé, mercredi 23 novembre 2011, qu’il demanderait un nouveau mode de scrutin pour cette élection, prenant mieux en compte les populations des communes. « Actuellement, chaque maire a une voix », a souligné le secrétaire général de l’AMF devant la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (Fneser), en marge du congrès des maires. « Le maire de Paris a le même poids que le maire d’une commune de 200 habitants », a-t-il dit. « Il faudrait un miracle pour que la gauche emporte la présidence de l’AMF », a-t-il lancé, faisant allusion au poids important des petites communes au sein des 36.000 communes de France.
« Nous arrivons au bout d’un système et sans une réforme profonde tant des actions de l’AMF que de sa représentation, il est peu probable qu’elle reste unie », a-t-il mis en garde. Le secrétaire général sortant, dont le poste est vacant jusqu’au renouvellement du bureau dans quelques jours, a déploré que « pour la première fois de son histoire, l’AMF sort de son congrès sans texte d’orientation au service des maires. Si dans les jours qui viennent des éléments d’équilibre ne sont pas trouvés, cela rendrait impossible la suite de nos travaux en commun. » Interrogé sur une éventuelle scission, André Laignel a indiqué qu’il « souhaite que nous trouvions les voies d’un accord qui permette le respect mutuel. Nous représentons la majorité des cotisations et des populations. Ce n’est pas raisonnable pour l’AMF de s’interdire l’alternance. Je suis passionné par l’AMF. J’y consacre ma vie. Nous ne pouvons être traités ainsi. »
Source : www.lagazettedescommunes.com
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